Quatre homosexuels auraient été passés à tabac chez eux
La police suspecte un lien entre attaques racistes et homophobes.
Mercredi 23 août, la très peu gay-friendly agence de presse russe Ria Novosti révélait l'attaque violente dont auraient été victimes quatre homosexuels dans le sud-est de Moscou le jour même. Selon la source policière citée, un groupe de jeunes gens seraient entrés par effraction dans un appartement de la rue Novokuzminskaya, "où vivent des minorités sexuelles", dans le but de les passer à tabac. Toutes hospitalisées, les victimes auraient été battues avec une grande violence, l'une d'elles se trouvant dans le coma. L'information était reprise hier soir par le site internet gay américain 365gay.com, qui la complète en avançant des propos tenus par des enquêteurs dans la presse russe. Selon ces derniers, les deux étudiants inculpés pour l'attentat raciste qui a fait dix morts lundi dernier sur le marché de Tcherkizovski, situé dans l'est de la capitale, auraient également pris part à la tentative de lynchage des gays et des lesbiennes lors de la gay pride du 27 mai. Sur les dix victimes de l'attentat de lundi, la moitié étaient originaires du Tadjikistan et de l'Ouzbékistan et les deux étudiants, nés en 1986, sont considérés comme des "nationalistes d'extrême droite". Ils auraient pu participer à l'attaque présumée des quatre homosexuels. Mais devant l'empressement des autorités policières à prévenir les médias et à faire un lien entre attaques racistes et attaques homophobes, Nicolaï Alekseev, l'un des organisateurs de la marche, veut rester prudent. "Si les nationalistes tentaient de tuer quelqu'un, ce serait une première, explique-t-il en réaction aux informations. Jusqu'à présent, leurs attaques envers les gays et les lesbiennes étaient sans intentions de mort. Pourquoi commenceraient-ils deux mois après la gay pride?" Pour le moment, le parquet de Moscou n'a pas confirmé les informations données par la police et les enquêteurs.











LES CHAÃŽNES 













