Présidentielles: émergence d'un nouveau populiste homophobe à l'Est
Le député nationaliste Volen Sidérov sera présent au second tour de l'élection présidentielle.
Il n'y avait pas assez d'homophobes en Pologne, en Slovaquie et en Lettonie, il fallait que les Bulgares plébiscitent à leur tour un populiste xénophobe! Alors qu'ils intègrent l'Union européenne en janvier 2007, ils ont en effet voté pour les élections présidentielles, dimanche 22 octobre, et ils ont accordé 21,5% de leurs voix au nationaliste Volen Sidérov, 50 ans, opposé à cette adhésion. Le président du parti Ataka ("Attaque"), également député, est arrivé en seconde position, loin derrière le chef de l'État sortant, Georgi Parvanov (64% des voix). Mais le taux de participation est très faible: 42,1%, et il faudra donc un second tour, le 29 octobre, où les deux candidats s'affronteront. Auteur de livres antisémites, Sidérov est opposé à l'intégration de son pays dans l'Otan, il insulte régulièrement les hommes politiques et souhaite renationaliser les entreprises privatisées. Il attaque la minorité turque (10% de la population) et les Roms, qualifiés de "voleurs" et de "paresseux". Évidemment, les homosexuels ne sont pas épargnés et font l'objet d'insultes en public qui n'incitent pas la société bulgare à la tolérance. Au Parlement, le leader populiste s'en prenait jusqu'ici par exemple à un élu, Filip Dimitrov, qu'il qualifie d'"homodépendant"…











