Première Journée nationale de lutte contre l'homophobie
Toujours avant-gardiste, le Québec est le seul pays à instituer une Journée nationale de lutte contre l'homophobie. Une première mondiale aussi en ce qui concerne l'adhésion des pouvoirs publiques. Lancée par la Fondation Emergence, qui lutte depuis des années contre l'homophobie, la Journée a reçu le soutien du Premier ministre du Québec et de son gouvernement, de la Ville de Montréal, d'autres municipalités de province, et de nombreux syndicats professionnels. Ces personnalités devaient être présentes ce matin, mercredi 4 juin pour la cérémonie et la levée du drapeau arc-en-ciel sur la place Emilie-Gamelin. Les organisateurs devaient ensuite dévoiler les résultats d'un sondage sur l'homophobie. On peut s'attendre à des surprises, étant donné les réactions mitigées lors du dévoilement des affiches produites pour annoncer l'événement et qui montrent deux joueurs de hockey s'embrassant (voir Têtu n° 79, p. 62). Tous les médias s'intéressent déjà à cette grande première. Occasion de découvrir de nouveaux travaux scientifiques sur la question, comme ceux de Daniel Borrillo invité pour une conférence, mais aussi d'envisager ce que l'on peut faire au quotidien pour lutter contre l'homophobie. Une personnalité publique recevra d'ailleurs le prix "Lutte contre l'homophobie". "Après les gains importants sur le plan juridique au Québec, ce qu'il reste à gagner, c'est la reconnaissance sociale", affirme Laurent McCutcheon, président de la Fondation Emergence. A noter que Têtu est partenaire de cette première mondiale. Sur la toile : http://www.homophobie.org























