Têtu : le magazine des gay et lesbiennes

Plutôt filles ?

Rejoignez Têtu et profitez d’infos personnalisées

Connectez-vous ou inscrivez-vous
Mot de passe oublié ?
» Inscrivez-vous
» Inscrivez-vous
 
fermer
GarconsGarçons
Fillesou Filles
Têtu/Têtue : personnalisez votre version
  • T
  • Actus
  • TÊTU TV
    NEW
  • Agenda
  • Clubbing
  • Associations
  • Cover boys
  • Têtu+
  • Le Mag
  • Webzone
    NEW
  • Shopping
  • À ne pas manquer
  • Les blogs TÊTUE
  • Les blogs TÊTU
  • Découvrez l'équipe TÊTUE !
  • International
  • France
  • Santé
  • Culture
  • Média
  • People
  • Télévision
  • Élysée 2012
  • Le plus commenté : Comment exterminer les homos? (...)
  • Spectacles
  • Concerts
  • Festivals
  • Expos
  • Colloques
  • Prochainement : Madonna au Stade Charles Ehrmann, Paris, Nice, le 21 (...)
  • Trouver un événement
  • Voir les galeries photos des soirées
  • Prochainement : Gouine comme un camion, Paris, le 26 mai
  • Trouver une association
  • Les rendez-vous associatifs
  • Le prochain événement associatif : Mois contre l'homophobie, Tours, Tours, du (...)
  • Tout nouveau : Ave César!
  • Le plus maté : Jared, braise anatomy
  • Il fait réagir : Dis-moi oui, Charlie!
  • Têtu + édition 2010/11
  • Toutes les infos santé
  • Têtu + c'est le Guide d’information gratuit sur le VIH. Portraits, prévention... news santé
  • Sommaire du dernier numéro
  • Archives
  • Abonnement
  • Olivier Giroud en couv': «Je n’ai pas de tabou» - Enquête sur les sex-addicts (...)
  • Accueil
  • Camarades de shopping
numéro précédent
International
Rencontre avec Nolwenn Malherbe, de l'association Degel
numéro suivant
International
Patrice Bessac : "Le parti communiste a changé"
 

"Plus personne ne veut s'impliquer pour lutter"

Par bl mercredi 19 avril 2006, à 00h00 | 615 vues
Plus de:

Partager :

|

À 28 ans, Paula est l'une des rares lesbiennes slovaques à continuer à se battre pour tenter de conquérir des droits.

Assistante à l'université de Bratislava, elle a suivi des études de sociologie. Elle est l'une des auteurs du rapport sur la discrimination des lesbiennes, gays et bisexuels en Slovaquie, publié en 2002. Vous êtes l'une des seules activistes lesbiennes en Slovaquie? J'ai fondé avec des amies l'association Altera en 1998, pour créer un lieu où les lesbiennes pourraient se rencontrer. Nous organisons des discussions, des conférences, des événements culturels, des projections. Il y a aussi une petite bibliothèque, avec une trentaine d'ouvrages sur l'homosexualité féminine ou les théories féministes. L'année dernière, nous avons réussi à mettre en place une rencontre de trois jours contre la discrimination. Il y a eu une centaine de personnes, pour nous c'était déjà énorme! Aujourd'hui nous ne sommes plus que deux à gérer Altera. En Slovaquie, il n'existe plus que trois ou quatre mouvements, qui meurent lentement. Les gens ne veulent pas s'impliquer dans de telles organisations. La discrimination est-elle quotidienne? La plupart des gens vous diront qu'ils ne sentent pas la discrimination. Mais si vous leur demandez s'ils ont fait leur coming-out, dans la plupart des cas, ils vous répondront non ! Il est vrai que nous ne sommes pas fréquemment confrontés à des réactions ouvertement homophobes, comme cela peut être le cas en Pologne. Ici c'est plus caché, plus ténu. En Slovaquie, la population est indifférente, voire tolérante, jusqu'à ce que ça parvienne à sa porte. Mais les homos n'ont pas les mêmes droits que les autres citoyens. Les gens ne sont toujours pas habitués à voir des hommes se tenir par la main. Un couple gay est suspect, quel que soit son âge ou la situation. Je ne me souviens pas avoir vu des gays dans la rue. Dans les petites villes c'est encore plus difficile. Beaucoup d'homos essaient de venir s'installer à Bratislava, en quête d'anonymat. Ici il y a quelques cafés, deux ou trois clubs. La grande majorité des gays se rencontrent là. Ils ne s'embrassent pas ailleurs. Qu'en est-il de la discrimination au travail? Il n'y a pas de discrimination, puisque personne n'assume son homosexualité! L'une de mes amies a milité dans des associations pendant des années. Récemment elle a changé de boulot, elle est entrée dans une société de télécommunication. Avant, elle était l'une de nos porte-parole, aujourd'hui elle doit se remettre en question. Elle n'a pas voulu divulguer son identité pendant la période d'essai de trois mois. Cette période est terminée, mais elle n'ose toujours pas. Il y a quelques  temps, les chrétiens-démocrates ont déclaré que les homos ne devraient pas être professeurs… Mais les gens ne se sentent pas réellement offensés par ces déclarations. Une autre de mes amies est elle-même professeure. Elle n'ose pas faire son coming-out, car elle a peur de perdre son emploi. Si c'était le cas, elle pourrait porter plainte, intenter un procès, puisque la loi interdit la discrimination liée à l'orientation sexuelle. Mais il faut pouvoir assumer, financièrement et psychologiquement. La réalité est très éloignée de ce que disent les textes… Propos recueillis par Bérangère Lepetit et Perrine Mouterde Lire aussi l'encadré sur le poids des chrétiens-démocrates dans la vie politique slovaque.

Partager :

|

Et aussi...

International

Le Parlement européen dénonce la censure des LGBT dans trois pays

International

Comment exterminer les homos? Le mode d'emploi d'un pasteur américain

International

L'étrange alliance des homophobes et des homos anglais... pour le droit de s'insulter

International

Japon: les mariages homos sont désormais autorisés chez Mickey

Votre avis se fait attendre !

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour laisser un commentaire

0 réaction de la communauté

 
publicité

Le meilleur de l'actu et de l'agenda

Oui, je veux recevoir des offres promotionnelles et des cadeaux de TÊTU et de ses partenaires.

Pour l'égalité des droits, Shirley Souagnon demande de l'aide aux hétéros

Clip: «C'est lui» version 2012

«Call Me Gaybe»

 LES CHAÃŽNES 
   Sexy       Musique       Humour       Style       Militant       Info       Culture   

Je ne suis pas fait pour une vie de couple

Ma vie sexuelle passe par mon ordi!

Jamais sans ma fille à pédé

Je suis gay et fils unique

Participez à la communauté TÊTU !

Partagez votre expérience sur les blogs des TÊTUnautes

Mon premier TÊTU
Un contexte, une époque, une raison particulière. Racontez l'achat de votre premier TÊTU !

Ados et Homos
Vous êtes jeune et vous vous posez des questions ? Interpellez la communauté TÊTU dans le blog des 15-20 ans !

Courrier du cœur
Votre vie sentimentale est compliquée… Envoyez vos messages au Courrier du Cœur, l'occasion de discuter de votre situation avec les TÊTUnautes !

Bien envoyé
coup de cœur ou coup de gueule? TÊTU vous donne la parole et vous répond dans Bien envoyé !

Minou Minou Party #1

Panic Room • Paris • France

Le 24 mai, 19h30

Fox Club: One Woman Show by Julie Villers

Fox Club • Paris • France

Le 25 mai, 19h00

Soirée Célibataires

Club 18 • Paris • France

Le 25 mai, Minuit - 6H

Crocodile

La Java • Paris • France

Le 26 mai, Minuit

TOUT LE PROGRAMME CLUBBING

TÊTU 61

5€

TÊTU 132

5€

TÊTU 148 10/2009

5€

  Tous les produits

Extra, Têtu à votre service !

Têtu X

A la une

Média

Vous en discuterez après avoir lu le nouveau TÊTU...

International

Le Parlement européen dénonce la censure des LGBT dans trois pays

Nouveau

France

«Artistes pour l'Egalité»: Shirley Souagnon demande de l'aide aux hétéros

People

L'acteur Jim Parsons révèle son homosexualité

Culture

Au ciné: «Sur la route», les délires planants d'un trio masculin

Média

«Call Me Gaybe»: le tube de Carly Rae Jepson version musclée

  •  

N°178 de juin, actuellement en kiosques Olivier Giroud en couv': «Je n’ai pas de tabou» - Enquête sur les sex-addicts - Les messes basses du lobby catho - New York: Jetés à la rue après leur coming out... TÊTE-À-TÊTE: MArc Almond, Garbage...

Découvrir ce numéro
1 an pour 49€ : abonnez-vous !
  • Contacts
  • Publicité
  • Mentions légales
  • Conditions générales d'utilisation
  • Newsletter
  • RSS