Onze homos présumés toujours sous les verrous
Contrairement à ce qui avait été annoncé, tous les Camerounais arrêtés à Yaoundé n'ont pas été libérés.
Onze homosexuels présumés camerounais, arrêtés courant mai à Yaoundé, sont toujours en prison, affirme l'International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC), contrairement à ce qu'indiquait une rumeur. "Le nombre actuel d'hommes détenus est de 11. Il se peut que d'autres hommes aient été arrêtés au départ, mais certains ont été libérés", explique Cary Alan Johnson, spécialiste Afrique aux États-Unis pour l'IGLHRC. Alors que la médiatisation de cette affaire a fortement baissé, des activistes des droits humains s'inquiètent du devenir des prisonniers, explique Behind the Mask, site d'information LGBT panafricain. Certains craignent que la non-spécification de charges précises, qui laisse planer le doute d'homosexualité, fasse des détenus des cibles d'attaques sexuelles. D'autres redoutent que le groupe reste derrière les barreaux pendant plusieurs années, sans l'ombre d'un procès à l'horizon. Mais la constitution d'une défense sûre et efficace semble difficile à mettre en place. Or, si l'accusation d'homosexualité est prononcée, les homos et lesbiennes présumés risquent "un emprisonnement de six mois à cinq ans" et "une amende de 20.000 à 200.000 francs CFA".











