Obama veut l'accord de l'armée pour abolir le "Don't Ask, Don't Tell"
Dans une interview à un magazine gay, le candidat démocrate dit qu'il ne pourra pas aider "tout seul" les militaires gays à sortir du placard.
Dans une courte interview téléphonique accordée, mardi 16 septembre, à Philadelphia Gay News, le candidat démocrate à la Maison-Blanche a semblé tergiverser au sujet de sa promesse d'abolir s'il est élu le "Don't Ask, Don't Tell" ("Ne rien demander, ne rien dire") concernant les homos dans l'armée. Alors que le président américain a la possibilité de prendre ce genre de décisions par décret, Barak Obama a expliqué qu'il souhaitait que cette abrogation fasse l'objet d'un consensus au sein des forces militaires. Or, un tel consensus risque d'être difficile à obtenir.
"Bien que j'ai toujours dit que j'abolirai le "Dont Ask, Don't Tell", dit cette fois Barak Obama, je crois que le chemin pour le faire, c'est d'être sûr de passer par un processus qui mette le personnel et l'encadrement au clair avec les priorités qui seront les nôtres. [...] Ma première obligation en tant que président, c'est de faire en sorte qu'on soit sûr de maintenir la sécurité des Américains et que notre armée fonctionne efficacement."
Le "Don't Ask, Don't Tell" est un compromis trouvé par Bill Clinton en 1993 pour permettre aux homosexuels de servir dans l'armée. Ils sont autorisés à devenir militaires de carrière, à condition de ne pas faire état publiquement de leur orientation sexuelle. Et aucune question ne leur est posée. Une position que les militants LGBT américains jugent "hypocrite".
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