Obama: une tribune de Louis-Georges Tin dans "Têtu"
L'universitaire français s'interroge sur le sens de l'histoire et de l'avancée des droits, avant l'investiture d'Obama.
"Pouvait-on accuser les homosexuels d'être racistes et les noirs d'être homophobes, en laissant démunis les homosexuels noirs entre les deux?" écrit Louis-Georges Tin, créateur de la Journée internationale contre l'homophobie (Idaho) et porte-parole du Conseil représentatif des associations noires (Cran), dans une tribune publiée dans Têtu. L'universitaire français, qui avait initié en 2006 un appel "pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité" (cosigné par Desmond Tutu, José Saramago, Merryl Streep, Cyndi Lauper, Elton John, David Bowie, Judith Butler, Noam Chomski, Bernard-Henri Lévy...) vient de voir une partie de son engagement concrétisé, jeudi, lorsqu'un texte en ce sens a été lu au cours d'une Assemblée générale à l'Onu (lire article du 18 décembre). Avant l'investiture de Barack Obama, le 20 janvier, et après une élection déchirante qui a vu les gays se réjouir de cette élection mais se désoler du vote de la "Prop 8" en Californie (que certains ont voulu attribuer à l'électorat Noir), Louis-Georges Tin fait le point. Il lance notamment des pistes de réflexion sur le sens de l'histoire et de l'avancée des droits, sur "l'homophobie noire", sur "le fait, peu contestable, que les militants gais se soucient assez peu des Noirs"... "Comment soutenir la cause homosexuelle en Californie sans sombrer dans le racisme?" s'interroge-t-il. Tribune à lire dans Têtu n°140, actuellement en kiosques.
Louis-Georges Tin est également auteur du blog Observatoire de l'hétérosexualité et de l'essai L'invention de la culture hétérosexuelle (éditions Autrement).
Lire également son interview dans Têtu n°139.
Photo: DR.











