Nouvelle directive: l'Inter-LGBT doute de l'enthousiasme du gouvernement français
Le gouvernement français reste quasi-muet sur le projet de directive anti-discrimination validé par la Commission.
José Manuel Barroso promettait cette directive depuis 2004, et le mercredi 2 juillet, il a officiellement cédé, face à la détermination du parlement de Strasbourg et de l'association Ilga-Europe (quotidien du 13 juin). Sous la présidence française, les 27 vont donc bien discuter de l'adoption d'un texte élargissant la lutte contre les discriminations dont sont victimes les homosexuels en matière de biens, de services, de sécurité sociale, d'accès à l'éducation et à la santé. Un grand pas en avant, car il fallait que la Commission européenne, dirigée par le portugais Barroso, mette officiellement ce sujet à l'ordre du jour, pour que ce texte puisse être négocié entre pays membres. Il permettrait de faire évoluer considérablement la législation dans chaque pays au cas par cas, suivant les retards accumulés. Désormais, la balle est donc dans le camp de la France, qui doit persuader ses partenaires du bien fondé d'un nouvelle directive, dans une ambiance où tout ce qui vient de Bruxelles devient impopulaire. Toutefois, l'Inter-LGBT doute que le gouvernement porte ce projet comme il devrait le faire. Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d'État à l'Union européenne a soutenu le texte du bout des lèvres dans nos pages (voir numéro de Juillet-août, en kiosque), et "à titre personnel". L'Inter-LGBT affirme avoir obtenu du gouvernement qu'il s'engage à soutenir cette directive. "Mais en réalité, écrit le porte-parole Alain Piriou dans un communiqué envoyé à Têtu, la France est restée passive." Xavier Bertrand (photo), ministre en charge du dossier, ne s'est jamais exprimé publiquement sur la question. Les négociations s'ouvrent pourtant dès le 11 juillet prochain. Photo:DR











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