Montpellier: Conférence de l'Autre Cercle sur l'homophobie dans le monde du travail
Samedi 19 avril dernier, l'Autre Cercle Languedoc-Roussillon a organisé, à Montpellier, une conférence qui avait pour thème "Diversité au Travail: et si on parlait homophobie?". Devant un public de plus de 80 personnes, Thierry Pellé, président local de l'association, a ouvert les échanges au cours desquels des élus, des syndicats, des responsables d'entreprises et d'associations, ont échangé leur expérience dans le cadre de la lutte contre l'homophobie au travail. Il a rappelé les résultats des enquêtes menées en la matière par l'Autre Cercle et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE). Représentant Hélène Mandroux, maire de Montpellier, Annie Benezech, déléguée à la lutte contre l'exclusion, a exprimé "le fort engagement de la municipalité contre les discriminations" d'où le partenariat de la Ville avec l'Autre Cercle pour cette conférence. Marc Genoyer, avocat au barreau de Montpellier, spécialiste du droit social, s'est dit certain "que l'arsenal législatif est au point pour lutter contre les discriminations avérées, mais c'est son application qui fait défaut." Il est persuadé qu'une meilleure visibilité des positions anti-discriminatoires, dans les entreprises et la fonction publique, pourrait permettre de libérer la parole. Jacques Artières, secrétaire général de l'Union départemental de la CFDT de l'Hérault, a souligné la prise de conscience de son syndicat sur ces problématiques et "la priorité donnée aujourd'hui à la formation des délégués syndicaux et des conseillers prud'homaux." Catherine Tripon, porte-parole de la fédération de l'Autre Cercle a, quant à elle, confirmé "le sentiment d'impunité de certains tant que les directions ne sanctionnent pas les comportements homophobes". L'absence quasi systématique du critère de l'orientation sexuelle dans les politiques diversité en est une des causes. Elle a rappelé les outils pour combattre ces réalités, comme la B.D. de l'Autre Cercle (disponible sur simple demande) et le lancement du futur Label Diversité, piloté par l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), qui prendra en compte tous les critères de discrimination, dont celui de l'orientation sexuelle. Catherine Tripon a conclu en indiquant qu'un chantier important est également à engager auprès des PME, première source d'emploi de notre pays, mais où la représentation syndicale est quasi inexistante. "La Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) en est encore à ses balbutiements sur le critère de l'orientation sexuelle, à l'opposé du Centre des jeunes dirigeants(CJD) qui a montré un réel souhait d'engagement aux côtés de L'Autre Cercle" a-t-elle précisé.











