Marche pour l'Égalité à Poznan: nombreuses interpellations
La police est intervenue assez brutalement lors du meeting pacifique organisé à la place de la Marche pour l'Égalité, interdite.
Quelques centaines de personnes se sont réunies au centre de Poznan pour protester, samedi 19 novembre, contre l'interdiction officielle de la Marche pour l'Égalité par le maire de la ville (lire Quotidien du 16 novembre). Les manifestants ont très vite été encerclés par des policiers à pied et à cheval et par une foule de militants de la droite homophobe qui hurlaient des menaces ("Les pédés au gaz!", "On va faire avec vous ce que Hitler a fait avec les Juifs!") et lançaient des œufs et des pierres. La police a plusieurs fois demandé les participants du rassemblement LGTB de mettre fin à cette manifestation "illégale". Les organisateurs ont tenté de négocier avec les policiers mais les supérieurs ont refusé de parler avec eux. Les policiers ont commencé à noter les noms et adresses des manifestants, puis à les interpeller. Les manifestants se sont alors assis par terre, avant d'être traîné un par un vers les voitures de police. La police a arrêté 68 participants à la manifestation LGBT et une dizaine de la droite radicale. Tous ont été libérés après quelques heures d'interrogatoire. Le ministère public a fait savoir que les militants LGBT seraient poursuivis pour avoir refusé d'obéir à la police qui leur demandait de mettre fin au rassemblement, les activistes d'extrême droite pour avoir prononcés des menaces que la loi interdit. Les premiers risquent jusqu'à 1.250 euros d'amende et un mois d'emprisonnement, les seconds jusqu'à deux ans de prison. La gauche polonaise a dénoncé la brutalité de la police. L'eurodéputé Marek Siwiec a promis son aide à chaque personne arrêtée ce samedi.











