Lutte contre les discriminations: l'Europe tance l'Italie, la Lettonie et la Finlande
La fragilité du combat italien pour la défense des minorités est à nouveau apparue au grand jour.
Si au cours des mois prochains l'Italie n'adopte pas la directive 2000/78 du Conseil de l'Union européenne, qui a pour objectif d'établir un cadre général pour lutter contre la discrimination fondée sur la religion ou les convictions, l'handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle, la Commission affaires sociales et égalité des chances prendra des sanctions. Cette lettre récemment envoyée par Bruxelles à l'Italie (la Finlande et la Lettonie, qui avait empêché des gay prides, ont reçu des courriers similaires) sonne comme un véritable ultimatum adressé au gouvernement italien. Gouvernement dont les divisions sur la protection des minorités sont de nouveau apparues au grand jour hier, jeudi 6 décembre, lors d'un vote de confiance du Sénat sur un décret-loi concernant de nouvelles mesures sur la sécurité. Celui-ci contenait une disposition aggravant les peines en cas de discrimination contre les homosexuels (lire Quotidien du 19 octobre). Au total, 160 sénateurs ont voté la confiance tandis que 158 s'étant prononcés contre. Le vote définitif de cette loi contre l'homophobie par la Chambre des députés est prévu avant Noël.

















