Louise Arbour dénonce les "tabous" des sociétés islamistes
La haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies regrette que certains États mettent un frein aux discussions sur certains sujets.
Suite à la réunion de travail à Genève de l'un des forums du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, la Haut-commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, a exprimé son agacement devant les "tabous" interdisant la discussion sur certains thèmes. Elle a pointé du doigt les pays islamiques qui interdisent à certaines ONG de venir présenter leurs études lorsqu'ils les considèrent comme offensant l'Islam. "Il est troublant, dans un conseil qui devrait être le gardien de la liberté d'expression, de voir des contraintes et des tabous, ou des sujets qui deviennent tabous pour la discussion", a regretté Louise Arbour, qui est d'origine canadienne. Elle a estimé qu'il était fondamental au contraire de débattre des discriminations d'ordre sexuel dans certains pays. "Il m'est difficile d'accepter qu'un conseil qui se veut le gardien de la justice empêche la présentation d'analyses sérieuses ou des discussions sur la question de l'évolution du concept de la non-discrimination." Les délégations égyptienne et pakistanaise ont déjà tenté d'interdire l'exposé d'ONG sur des sujets qui leur déplaisaient. De nombreux pays qui condamnent l'homosexualité siègent au Conseil, dont le président (investi de cette fonction aujourd'hui même) est Nigérian.











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