L'interdiction de la seconde gay pride devant la Cour des droits de l'homme
Les organisateurs demandent 1 million d'euros de dédommagement à la Russie pour non respect de la Convention européenne des droits de l'homme.
Les organisateurs de la seconde gay pride réprimée de Moscou (photo, lire Quotidien du 29 mai 2007) ont déposé aujourd'hui, jeudi 14 février, un appel contre la Russie devant la Cour européenne des droits de l'homme. Ils réclament la reconnaissance de l'entrave aux droits de l'homme, ainsi qu'un dédommagement d'un million d'euros, alors que le maire de la capitale russe Iouri Loujkov a fait de nouvelles déclarations contre cet événement, qualifié d'"arme de destruction massive" (lire Quotidien du 13 février).La requête adressée à Strasbourg fait 110 pages. Les organisateurs invoquent un non-respect des articles 11 (droit au rassemblement), 13 (droit à la protection) et 14 (interdiction des discriminations) de la Convention européenne des droits de l'homme, ratifiée par la Russie.La nouvelle édition de la gay pride de Moscou, prévue le 31 mai (lire Quotidien du 28 janvier), coïncidera avec le quinzième anniversaire de la décriminalisation des relations homosexuelles en Russie.Photo: DR.











