L'exécution de deux homosexuels iraniens suspendue grâce à la mobilisation internationale
La Fédération internationale des réfugiés iraniens se réjouit de la décision du tribunal d'Arak.
La Fédération internationale des réfugiés iraniens (IFIR), basée aux Pays-Bas, s'est réjouie, ce week-end, de la décision prise par le tribunal d'Arak de suspendre l'exécution de Ahmad Chooka et de Farbod Mostaar (sous les noms de Ahmad Choqa et Mahbod kord Afshad). L'IFIR cite un communiqué de l'Agence de presse de la République islamique (IRNA) paru le même jour, mais introuvable en anglais sur le site de l'agence, dans lequel le procureur d'Arak dément les informations du maire de Paris. Bertrand Delanoë avait en effet protesté contre l'exécution imminente des deux hommes (lire Quotidien du 29 août). Dans sa déclaration, le procureur confond— sciemment ou pas— deux exécutions distinctes évoquées par Bertrand Delanoë: celle de Ayaz Marhoni et Mahmoud Asgari à Machhad, le 19 juillet dernier, qui avaient 16 et 18 ans lors des faits qui leur étaient reprochés, et celle de Ahmad Choqa et Mahbod kord Afshad, dont l'exécution devait avoir lieu le week-end dernier. Le procureur admet l'existence de Ahmad Choqa, âgé selon lui de 24 ans, et de Mahbod korn Afshar, âgé de 26 ans. Il précise qu'Ahmad Choqa est poursuivi pour le kidnapping et le viol d'un étudiant, mais ne dit pas pour quel motif Mahbod korn Afshaf a lui aussi été interpellé. Toujours selon les informations du procureur, le tribunal islamique n'aurait pas encore décidé si la peine de mort devait être appliquée aux deux détenus. Pour l'IFIR, cette intervention du procureur dans la presse et ce démenti des autorités sont la preuve que la République islamique d'Iran comptait bien exécuter les deux hommes le 28 ou le 29 août dernier, et qu'elle a fait marche arrière. "En raison des pressions internationales, la République islamique utilise de fausses accusations de viol, afin de pouvoir exécuter les homosexuels, explique Farshad Hoseini, de l'IFIR. Sans la solidarité internationale, Ahmad et Farid (Mahbod) auraient pu tout simplement mourir."











