Les victimes homosexuelles du franquisme vont retrouver leur mémoire
Les dossiers des anciens prisonniers homos victimes du franquisme, conservés dans les prisons, vont rejoindre les archives historiques.
La direction générale des institutions pénitentiaires a tenu sa première réunion avec les associations d'anciens prisonniers homosexuels et transsexuels, victimes du franquisme, afin de retirer les dossiers judiciaires des prisons où ils sont encore conservés et de les transférer aux archives historiques. Antonio Ruiz, président de l'Association des prisonniers sociaux, considère que "le caractère non constitutionnel des faits retenus dans les dossiers étant reconnu, la responsabilité de l'État espagnol est engagée alors que ces dossiers sont encore archivés dans les prisons après 30 ans de démocratie". Deux décisions du Conseil général du pouvoir judiciaire reconnaissent l'inconstitutionnalité du maintien des dossiers dans le système pénitentiaire. Normalement, il faut compter 52 années après les faits pour que les dossiers soient transférés aux archives provinciales. Dans les prochains mois, la récente loi sur la mémoire historique entrera en vigueur et permettra ainsi le transfert de ces dossiers vers les archives historiques. Après les indemnisations accordées, ce mois-ci, en compensation du préjudice subi, ce sont désormais l'honneur et la mémoire qui seront restitués aux victimes.











