Les homosexuels exclus d'une amnistie générale
Le plan de réconciliation national entre chiites et sunnites exclut de libérer des personnes emprisonnées pour crime d'homosexualité.
En vue d'apaiser les tensions entre musulmans chiites et sunnites, le gouvernement a annoncé une amnistie concernant un quart des prisonniers irakiens, soit 5.000 personnes. Le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a toutefois annoncé hier, le 2 janvier, que les homosexuels ne seraient pas concernés par cette grâce, au même titre que les terroristes, les violeurs, les hauts responsables du régime de Saddam Hussein et les personnes coupables d'adultère…
Par ailleurs, le gouvernement irakien a rendu public le nombre de civils tués en 2007. Il s'élève à 16.232 personnes, un chiffre proche du décompte effectué par l'agence de presse américaine AP, qui en dénombrait 18.610. On ne sait pas si les homosexuels assassinés par les milices chiites de l'armée du Mahdi (photo), dirigée par le radical chiite Muqtada Al-Sadr, sont comptabilisés dans ces chiffres. À la fin du mois de novembre dernier, trois des cinq maisons cachant des homosexuels, transsexuels et séropositifs persécutés ont dû fermer, faute de moyens (lire Quotidien du 29 octobre 2007). Trente personnes ont ainsi perdu leur abri.
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