Les homos victimes de Franco veulent être reconnus
Près de 4.000 homos auraient été victimes de discriminations et de sévices sous le régime de Franco. Les survivants veulent être indemnisés.
Ce jeudi 4 septembre, les associations espagnoles, dont la FEGLT, la Fédération nationale des lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels, ont demandé au gouvernement qu'il indemnise les ex-prisonniers homosexuels incarcérés durant les années de la dictature du Franquisme, au seul motif de leur orientation sexuelle. Elles exigent aussi que la loi sur la mémoire historique toujours en chantier, et qui provoque de lourdes polémiques, fasse mention "de la répression, torture, incarcération et exil dont ont été victimes les lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels durant le régime de Franco." On estime à 4.000 le nombre de victimes homosexuelles de ces années noires, dont 30 sont aujourd'hui encore vivantes et luttent pour la reconnaissance de leurs droits. La persécution contre les homosexuels s'appuyait alors sur deux lois: l'une sur "les vagabonds et malfaiteurs" et l'autre intitulée "réinsertion et danger social".

















