Les gays et les lesbiennes aussi victimes de violences conjugales
"Les femmes frappent autant que les hommes", selon le quotidien belge "De Morgen".
Avec pour titre "Une lesbienne sur quatre victime de violence conjugale", le journal flamand De Morgen a rendu compte d'une étude menée auprès de 160 femmes interrogées par le Centre pour la santé sexuelle lors de la journée des lesbiennes. Pour la chercheuse Erika Frans, interrogée par le quotidien belge, "dans les relations homosexuelles, aussi bien homme-homme que femme-femme, la violence est plus utilisée que dans les couples hétérosexuels. Les hommes sont d'ailleurs plus souvent victimes de violence conjugale que les femmes hétérosexuelles". "Le fait que les hommes sont physiquement plus forts rend leur violence plus spectaculaire", ajoute-t-elle. Pour Suzanne Kers, de l'association néerlandaise Schorerstichting, toujours citée par De Morgen, "les homos, hommes et femmes, qui sont victimes de violence conjugale, en plus de cette violence, ont à faire face au tabou de l'homosexualité. Même au sein de la communauté gay on parle peu de violence conjugale, ce qui influence négativement l'offre d'aide. En fait, les homos sont en plus victimes des préjugés: la violence au sein des couples de même sexe est souvent pensée comme réciproque, et on pense qu'il est plus facile pour la victime de partir pour faire cesser les violences alors qu'il n'en est rien."











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