Têtu : le magazine des gay et lesbiennes

Plutôt garçons ?

Rejoignez Têtu et profitez d’infos personnalisées

Connectez-vous ou inscrivez-vous
Mot de passe oublié ?
» Inscrivez-vous
» Inscrivez-vous
 
  • T
  • Actualités
  • Agenda
  • Clubbing
  • Associations
  • Saphorama
  • Têtu+
  • Le Mag
  • Blogs
  • Les blogs TÊTUE
  • Découvrez l'équipe TÊTUE !
  • International
  • France
  • Santé
  • Culture
  • Média
  • People
  • Télévision
  • Élysée 2012
  • Le plus commenté : Pour qui comptez-vous voter (...)
  • Spectacles
  • Concerts
  • Festivals
  • Expos
  • Colloques
  • Prochainement : Le Maxi Monster Music Show à Apt, PACA, Apt, le 01 (...)
  • Trouver un événement
  • Voir les galeries photos des soirées
  • Prochainement : Wet For Me, Paris, le 25 février
  • Trouver une association
  • Les rendez-vous associatifs
  • Le prochain événement associatif : Tournoi international de badminton, Tours, (...)
  • Tout nouveau : Les Suicide Girls shootées par Dwam
  • La plus matée : Les dessins craquants de Vaï sur la communauté lesbienne
  • Elle fait réagir : Le tron(gouin)oscope de Magali Huchet
  • Têtu + édition 2010/11
  • Toutes les infos santé
  • Têtu + c'est le Guide d’information gratuit sur le VIH. Portraits, prévention... news santé
  • Sommaire du dernier numéro
  • Archives
  • Abonnement
  • David Gandy - Le député gay Franck Riester - Céline Dion à Las Vegas - Le (...)
  • Ma vie de lesbienne - Vos témoignages
  • Premiers indices: «Depuis toute petite, j’ai toujours préféré regarder les filles»
numéro précédent
International
Valérie Pécresse: "Le coeur du problème est l'enfant"
numéro suivant
International
«Têtu»: une histoire
 

Les bâtards du XXIe siècle

Par Taina Tervonen lundi 30 janvier 2006, à 00h00 | 572 vues
Plus de:

Partager :

|

Alors que les tables rondes organisées par la mission d'information parlementaire sur la famille avaient souvent été d'une qualité remarquable, le rapport de 453 pages ne les évoquent que pour en tirer les conclusions les plus rétrogrades.

Pendant les mois de table ronde de la mission, le spectre de l'homoparentalité a hanté les débats, qu'ils traitent de l'adoption, de la PMA ou du statut du beau-parent. Il y avait certes une réelle écoute de la part de certains parlementaires, comme le président Patrick Bloche (PS), la rapporteure Valérie Pecresse (UMP), Nadine Morano (UMP) ou encore Henriette Martinez (UMP). Mais il y avait aussi beaucoup de mépris et d'agressivité en la personne de Jean-Marc Nesme (UMP) ou de Christine Boutin (UMP). Plus présent encore, un silence perplexe ou apeuré face à toutes ces nouvelles formes familiales, et en particulier face à la famille homoparentale. Les socialistes, à l'exception du président Patrick Bloche et d'Annick Lepetit, ont souvent participé à ce mutisme. Peu présents, leurs voix ne se sont guère fait entendre face à des discours homophobes ou totalement contradictoires. A l'instar d'Elisabeth Guigou, garde des Sceaux au moment du vote du Pacs, certains n'ont assisté à aucune table ronde publique traitant de la question. Dans le rapport (que les socialistes n'ont pas voté), cette ambiance s'est traduite en une crispation spectaculaire autour du triptyque "père-mère-enfant". On affirme que le mariage est et restera la seule forme d'union offrant une réelle sécurité à l'enfant, alors même que la loi a dissocié l'autorité parentale de l'organisation du couple. Le rapport préconise une "vraisemblance biologique" pour garantir le bon développement de l'enfant – tout en maintenant la possibilité de l'adoption par un célibataire et en proposant d'autoriser le transfert d'embryons post-mortem. "Tout ou rien" ? Ce sera rien N'allez donc pas chercher de cohérence autour de la question dans le rapport – il n'y en a pas. Le seul leimotiv est de barrer la route à l'égalité des droits entre couples hétérosexuels et couples homosexuels. C'est ce principe qui guide le rapport – et non pas l'intérêt de l'enfant, comme annoncé dans le préambule. Car l'intérêt de l'enfant voudrait qu'il bénéficie de la même protection que les autres, peu importe sa situation familiale ou l'orientation sexuelle de ses parents. Ici, il n'en est rien. L'homoparentalité est citée à plusieurs reprises, pour expliquer comment elle doit rester littéralement "hors la loi", à défaut de pouvoir l'occulter ou l'interdire. Les mots "brèche" et "détournement de l'institution" sont employés pour évoquer le recours des parents homosexuels à la loi. Dans le passage traitant de l'adoption simple de l'enfant du compagnon ou de la compagne, il est même noté que l'autoriser à des couples non mariés, donc aussi à des couples de même sexe, reviendrait à "inciter à contourner l'interdiction, par la loi française, du recours à la procréation médicalement assistée, en leur donnant la garantie de pouvoir demander l'établissement d'un double lien de filiation par recours à l'adoption simple". Responsablité ou autorité ? Curieusement, le seul passage où l'on n'évoque pas les parents de même sexe est celui sur la fameuse "délégation de responsabilité parentale". Or c'est justement cette mesure que la rapporteure Valérie Pécresse présente comme la main tendue aux couples homos. Il faut croire que ce n'était pas la volonté de tous les membres… Cette délégation, si elle peut s'avérer utile pour des beaux-parents qui ne souhaitent pas un réel partage de l'autorité parentale, nie totalement la place du parent social ayant participé au projet parental, bien avant la conception de l'enfant. Justement, "il ne faut pas leur accorder de statut de parent" écrit la mission. Par ailleurs, cette délégation vide totalement de son sens la loi du 4 mars 2002, portant elle sur la délégation de l'autorité parentale, avec la possibilité d'un exercice conjoint. Elle donne une réelle autorité parentale au délégataire, dont la seule exigence est qu'il soit "un proche digne de confiance". Certains tribunaux refusent déjà d'appliquer cette loi quand il s'agit de couples du même sexe – combien l'accorderont si la mesure préconisée par la mission était adoptée ? De fait, elle reléguerait définitivement les parents sociaux au statut de "parents de seconde zone", sans aucun droit ni devoir sur l'enfant, si ce n'est celui de pouvoir aller chercher son enfant à l'école sans autorisation préalablement signée par le parent légal. Merveilleuse avancée ! L'exception française À moins qu'il ne s'agisse là de l'illustration de cette fameuse exception française évoquée par la mission pour justifier ses positions. "Nous ne sommes pas obligés de faire comme les Néerlandais, les Espagnols, les Anglais, les Belges…" En mettant en exergue les "écueils" de certaines législations étrangères, la mission justifie son refus de modifier celle de la France. Ainsi, le cas de coparentalité néerlandais cité dans le rapport, où un couple de mères bénéficie de l'autorité parentale au détriment du couple de pères, est brandi comme un épouvantail pour illustrer la bêtise de nos voisins européens. Évidemment, personne ne s'est posé la question de savoir si l'exception française n'aurait pas pu être de coupler l'ouverture du mariage aux couples homosexuels avec une réforme de la présomption de paternité, de façon à ce que les deux parents, quel que soit leur sexe ou leur statut matrimonial, reconnaissent l'enfant, pour ensuite pouvoir, au besoin et d'un commun accord, déléguer l'autorité parentale à des tiers. Mais là, on rêve tout haut. Pour l'instant, l'exception française consiste à clamer que certains couples en valent moins que d'autres, et leurs enfants aussi. Les enfants de parents homosexuels sont bel et bien les bâtards du XXIe siècle. Lire également les réactions suscitées par la publication du rapport.

Partager :

|

Et aussi...

International

Face à des attaques homophobes, Ellen DeGeneres se défend avec classe

International

Etats-Unis: Le mariage des homos légalisé dans l'Etat de Washington

International

Lesbienne et très malade, elle se bat pour que son mariage soit reconnu

International

La «prop 8» retoquée par la justice: bientôt le retour du mariage homo en Californie?

Votre avis se fait attendre !

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour laisser un commentaire

0 réaction de la communauté

 
>
publicité

Le meilleur de l'actu et de l'agenda 3 fois par semaine

Oui, je veux recevoir des offres promotionnelles et des cadeaux de TÊTU et de ses partenaires.

Fox Club: One Woman Show Nathalie Rhéa + clubbing

Fox Club • Paris • France

Le 10 février, de 19h00 à 6h

Du son dans mon salon

Les Filles de Paris • Paris • France

Le 10 février, à partir de 23h00

D.I.Y: wild at beat #1

Le Freedom • Lille • France

Le 10 février, de 23h00 à 7h

MADmoiZelles: F<3ck Cupidon

Jazz Rock Café • Nice • France

Le 10 février, de 22h00 à 4h

TOUT LE PROGRAMME CLUBBING

Extra, Têtue à votre service !

MADAME L avec TETUE
Têtu Chat

A la une

Média

Contre le sexisme, des femmes célèbres jouent les drag kings!

International

Face à des attaques homophobes, Ellen DeGeneres se défend avec classe

Nouveau

International

Etats-Unis: Le mariage des homos légalisé dans l'Etat de Washington

France

Le premier «mariage» d'un couple gay en Ile-de-France aura lieu samedi

Culture

Au ciné: Une passion interdite entre deux Iraniennes

Élysée 2012

Nicolas Sarkozy confirme son refus du mariage pour les couples homosexuels

  •  

N°174 de février, actuellement en kiosques David Gandy - Le député gay Franck Riester - Céline Dion à Las Vegas - Le trouple, couple à 3 faces - Présidentielle: les petits candidats et les LGBT - Les sex-parties ont la cote... TÊTE-À-TÊTE: Bruno Gaccio, Frédéric Beigbeder

Découvrir ce numéro
1 an pour 49€ : abonnez-vous !
  • Contacts
  • Publicité
  • Mentions légales
  • Conditions générales d'utilisation
  • Newsletter
  • RSS