Les "amants du Colisée" envoyés au tribunal
Selon le ministère de la Justice, les "amants" partageaient un rapport sexuel en public, et non un chaste baiser.
Les deux jeunes gays qui avaient été arrêtés l'année dernière alors qu'ils s'embrassaient fougueusement devant le Colisée de Rome (lire Quotidien du 31 juillet 2007), seront jugés lors d'un procès qui débutera le 24 février 2009. En renvoyant en jugement Roberto L. et Michele F. (âgés de 36 et 28 ans), accusés d'actes obscènes en lieu public, le ministère de la Justice a donc cru à la version des carabinieri qui déclarèrent avoir vu sans équivoque l'un des deux homme pratiquer une fellation à son compagnon.
Selon Daniele Stoppello, avocat des accusés, "l'enquête n'a pas abouti à la réelle reconstruction des faits car le parquet de Rome aurait refusé la demande d'acquérir les enregistrements des caméras en circuit fermé placées près du Colisée et qui pourraient avoir enregistré la scène". Une décision motivée par le juge comme "activité complexe, d'issue incertaine et non proportionnelle à l'objet du procès", qui contrecarre curieusement la proposition du maire Gianni Alemanno, qui installe à foison des caméras de surveillance dans les rues de la capitale italienne, et notamment dans rue San Giovanni al Laterano –dite "la rue gay".
Photo: kiss-in de protestation contre l'arrestation des "amants du Colisée", DR.



















