Le projet de Constitution laisse la porte ouverte au mariage des homos et à l'avortement
Le texte prévoit aussi le recours aux tribunaux islamiques dans certains domaines.
Le nouveau projet de Constitution, publié la semaine dernière et qui doit être soumis à référendum en novembre prochain, restreint le pouvoir absolu du président, autorise le recours aux tribunaux islamiques et ouvre la possibilité à une légalisation de l'avortement et du mariage homosexuel. Les religieux font d'ores et déjà campagne pour le Non. Pour la Fédération des Églises du Kenya, le texte "équivaut à introduire la charia, loi islamique d'inégalité, dans la Constitution". L'introduction de la justice religieuse est en "contradiction directe" avec l'article du projet confirmant "la séparation de l'Église et de l'État", souligne-t-elle. De même, le projet de Constitution équivaut à "légaliser l'avortement contre les souhaits des Kenyans", et "semble avoir été rédigé habilement de sorte qu'un adulte puisse "fonder une famille" sans qu'il soit requis que les deux partenaires soient de sexes opposés", souligne le communiqué. L'ancien président kenyan Daniel arap Moi, qui a lancé en 1998 le processus de révision de la Constitution, a lui aussi fait savoir qu'il rejetait le nouveau projet, arguant qu'il va "créer l'animosité, la suspicion et la méfiance entre les gens". (avec AFP)











