Le parlement européen incapable de condamner l'homophobie du gouvernement polonais
Le Comité des libertés civiles, de la justice et des affaires internes du Parlement suggère seulement une enquête sur l'homophobie en Europe.
L'homophobie du gouvernement polonais une nouvelle fois en question au parlement européen. En effet, suite à la proposition du ministre polonais de l'Éducation d'interdire aux personnes LGBT de travailler dans les établissements scolaires et dans toutes institutions éducatives, le Comité des libertés civiles, de la justice et des affaires internes du parlement européen a été saisi le 11 avril 2007. Mais les membres du Comité ne sont pas parvenus à un consensus pour condamner l'initiative polonaise et pour soutenir la procédure autorisée par l'article 6 du traité européen qui permet une enquête formelle quand un état membre viole les principes de l'Union. Au lieu de cela, le Comité a seulement suggéré que l'Agence des droits fondamentaux conduise une étude sur l'homophobie en Europe. Aux côtés de l'Ilga-Europe, le Centre LGBT Paris-Ile-de-France, par la voix de sa présidente Christine Le Doaré, regrette l'absence de consensus du Comité pour condamner les propos haineux du ministre polonais. Le parlement européen avait pourtant adopté, il y a seulement quelques mois, deux résolutions qui condamnaient fortement l'homophobie. Le Centre LGBT regrette que l'approche timorée du Comité des libertés civiles, de la justice et des affaires internes, ainsi que l'absence de réaction de la Commission et du Conseil, donnent à penser que, pour les institutions européennes, les discours et les actes homophobes sont acceptables dans un pays de l'Union.











