Le maire de Berlin appelle Moscou à autoriser la gay pride
Des représentants religieux russes se disent prêts à aider les homos "à dépasser cette maladie" que serait l'homosexualité…
Invité à la gay pride de Moscou le 31 mai prochain, par son organisateur Nikolai Alekseev, le maire de Berlin ne sera pas présent dans le cortège pour des raisons d'agenda. Interrogé par Têtu, Klaus Wowereit lance un appel aux autorités moscovites et souligne l'importance de la tenue de cette marche des fiertés: "Je soutiens les efforts et les recours juridiques pour s'opposer à l'interdiction renouvelée de la gay pride de Moscou", confie Klaus Wowereit. "Et j'appelle les responsables de la capitale russe à accepter enfin les standards démocratiques consacrés et à autoriser la manifestation. J'espère fortement que l'emploi de la violence sera évité." Pour le maire de Berlin, la manifestation est capitale, dans un pays où "le mouvement gay et lesbien a toujours beaucoup de mal à s'imposer". "Les résistances sont plus fortes que jamais, regrette-t-il. Une grande partie de la population fait toujours preuve d'une intolérance inouïe." Elle semble encouragée dans sa xénophobie par les autorités religieuses de Russie. Dans une lettre commune adressée au Commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe et disponible sur le site de la représentation de l'église orthodoxe russe à Strasbourg, des représentants des religions bouddhiste, juive, musulmane et orthodoxe ont demandé à Thomas Hammarberg de ne pas soutenir la gay pride (lire Quotidien du 18 avril). "Contrairement à certains États d'Europe, la Russie ne s'est pas rendue responsable de l'extermination physique des homosexuels", peut-on lire dans le courrier d'une rare agressivité homophobe, daté du 21 avril 2008. "Nos communautés religieuses ont au contraire traité ceux qui sont tombés dans ce péché avec patience, offrant leur aide et leur soutien à dépasser cette maladie". À Saint-Pétersbourg, des activistes homosexuels identifiés comme tels ont été agressés hier, dimanche 4 mai, alors qu'ils quittaient un rassemblement pour la journée du silence, dans un parc du centre-ville. Plusieurs d'entre eux ont été légèrement blessés.

















