Le jeune Makwan Moloudzadeh a été exécuté en secret
Cette exécution d'un homosexuel mineur au moment des faits remet en question le travail des associations de défense des droits de l'Homme.
Malgré la décision d'un haut responsable de la justice iranienne de casser la décision du tribunal de Paveh (lire Quotidien du 16 novembre), Makwan Moloudzadeh (photo), homosexuel, a été exécuté à l'aube hier, mercredi 5 décembre. Sa famille et son avocat n'ont été prévenus de sa mort qu'après la pendaison. Cette exécution d'une personne mineure au moment des faits qui lui étaient reprochés (lire Quotidien du 30 octobre) provoque une très forte émotion au sein des associations françaises et internationales qui s'étaient mobilisées, comme Amnesty International, l'IRQO, l'IGLHRC ou encore SOS homophobie, mais également au sein de la rédaction de Têtu, qui avait relayé la campagne (lire Quotidien du 5 novembre).
Car le directeur du programme LGBT de Human Right Watch, Scott Long, a reproché aux médias anglo-saxons et à certaines ONG de s'être réjoui un peu trop tôt d'une levée de la sentence, et d'avoir fait des gros titres sur un éventuel "pardon" de la République islamique, accordé au jeune homme. Il les accuse d'avoir fait passer leur égo (c'est à dire leur joie d'avoir cru sauver le jeune homme) avant la sécurité de celui-ci. Si la sentence était levée, à aucun moment Makwan n'avait été pardonné de quoi que ce soit. Par ailleurs, la famille de Makwan Moloudzadeh s'était inquiétée du fait que la presse occidentale évoque le jeune homme comme un "gay" ou un "homosexuel". Elle craignait que ce qualificatif ne soit repris par les journaux en farsi.
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