Le gouvernement du Premier ministre Romano Prodi démissionne
Cette démission enterre définitivement le projet de loi sur la reconnaissance juridique des unions libres pour les couples hétéros ou homos.
Le chef du gouvernement italien (photo) a remis hier soir, jeudi 24 janvier, sa démission après avoir perdu un vote de confiance au Sénat où, à la suite de la démission du ministre de la justice, Clemente Mastella (lire Quotidien du 18 janvier) et de l'Udeur –sa formation centriste d'inspiration catholique– il n'avait plus de majorité. Romano Prodi, à la tête du gouvernement italien depuis vingt mois, n'a reçu la confiance que de 156 sénateurs, alors que 161 l'ont désavoué. C'est au président de la République Giorgio Napolitano qu'il incombera maintenant de convoquer des élections anticipées ou d'opter pour la formation d'un gouvernement de transition pour quelques mois, le temps de réformer une loi électorale construite sur mesure par le précédent gouvernement dirigé par Silvio Berlusconi pour conditionner le futur politique du pays. La chute du "Professore" est la conséquence d'un affaiblissement de plus en plus inexorable de sa coalition de centre gauche composite, allant des communistes aux catholiques modérés, dont l'antiberlusconisme était l'unique ciment véritable. Une faiblesse qui, depuis la victoire de justesse du centre gauche le 10 avril 2006 (lire Quotidien du 13 avril 2006), ont conditionné l'activité parlementaire du gouvernement de l'ancien président de la Commission européenne. Sa démission signe aussi l'enterrement définitif du projet de loi sur la reconnaissance juridique des unions libres, hétérosexuelles ou homosexuelles, pourtant inscrite au programme électoral de la coalition et qui devait être discuté très bientôt (lire Quotidien du 5 décembre 2007).











