Le commissaire aux droits de l'homme veut plus de protection pour les minorités sexuelles
Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe se place à contre courant de l'institution.
Thomas Hammarberg, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, confirme sa place de défenseur numéro un de la cause homosexuelle à l'échelle du continent. Dans une vidéo diffusée lors d'une conférence au Parlement européen de Bruxelles, il dénonce une fois de plus la discrimination dont souffrent les personnes LGBT. "Depuis ma prise de fonction [le 5 octobre 2006], j'ai été effrayé par l'étendue prise par l'homophobie dans un certain nombre de pays d'Europe", dit-il. Si tout soutien supranational est bon à prendre, il convient toutefois de relativiser le poids politique de M. Hammarberg, d'origine suédoise. Le Conseil de l'Europe est une institution indépendante de l'Union européenne, qui rassemble 47 pays, soit tous les pays d'Europe à l'exception de la Biélorussie. Depuis plusieurs années, des autorités nationales ou locales font obstruction aux rassemblements pacifiques, sans que les condamnations officielles (lire Quotidien du 21 juin 2007 et Quotidien du 2 juillet 2006) de M. Hammarberg ne soient suivies de sanctions politiques. La Slovaquie assure d'ailleurs jusqu'au 7 mai la présidence tournante du Conseil de l'Europe, alors que ce pays freine toute avancée législative des droits des gays et des lesbiennes dans ses frontières. Et avant elle, la Serbie, Saint-Marin, la Russie et la Roumanie avaient pris la tête de l'institution. Des États peu enclins à encourager l'émancipation homosexuelle. Photo: DR.











