Le chef d'un parti d'opposition accusé d'homosexualité
Il s'est soumis de lui-même (avec succès) au détecteur de mensonges pour prouver son hétérosexualité, et dénonce des pressions.
Pour prouver qu'il n'était pas homosexuel, le chef du parti Ata-Meken (opposition socialiste) a décidé de passer un test au détecteur de mensonges. Accusé, dimanche 9 décembre, en pleine campagne pour les élections législatives, par le directeur adjoint de la télévision d'État NTRK de lui avoir fait une "proposition claire à caractère sexuel", Omurbek Tekebaev (photo) a décidé de se blanchir publiquement en se soumettant à ce test, devant des responsables d'ONG. L'homme politique, qui n'a pas porté plainte, a demandé au responsable de la télévision de passer lui aussi un test. Ce dernier n'a pas relevé le défi. Le parti Ata-Meken accuse la NTRK de mener une campagne de dénigrement à son encontre et de soutenir Ak-Jol, le parti du président Kourmanbek Bakiev. Par ailleurs, trois militants socialistes ont été passés à tabac dans le sud du pays, selon des informations rendues publiques par leur parti hier, mercredi 12 décembre. Quatre partis d'opposition dénoncent pressions et violences. Les élections législatives auront lieu le 16 décembre.Photo DR











