Le Quai d'Orsay a condamné la pendaison de Makwan
Le ministère français des Affaires étrangères souligne l'implication inefficace de la diplomatie européenne dans ce dossier.
Dans un communiqué datant du 7 décembre, le ministère français des Affaires étrangères a condamné l'exécution de Makwan Moloudzadeh (photo). Sans évoquer le motif de cette pendaison, l'homosexualité, comme lors d'autres pendaisons, la diplomatie française "regrette que l'Iran n'ait pas respecté ses obligations internationales" en matière de protection du droit des enfants. "Nous invitons l'Iran à mettre un terme aux exécutions de mineurs pour lesquelles il détient le triste record mondial, et à proscrire de manière générale la peine capitale", est-il écrit. Le Quai d'Orsay rappelle que l'Union européenne est intervenue à de nombreuses reprises pour empêcher l'exécution du jeune homme. La mort de cet Iranien âgé de 19 ans (lire Quotidien du 6 décembre) montre que la diplomatie européenne n'est pas encore efficace dans ce genre d'affaires. Têtu avait pourtant alerté le Quai d'Orsay de l'exécution imminente de Makwan Moloudzadeh. À chaque condamnation à mort, ce ministère publie un communiqué, mais seulement une fois la sentence appliquée, se privant ainsi de la possibilité d'empêcher les exécutions. Une manifestation aura lieu demain, samedi 15 décembre, à Strasbourg (lire Quotidien du 12 décembre), pour les homos en Iran.Photo DR

















