L'assaut des chrétiens-démocrates
Depuis leur arrivée au pouvoir au sein de la coalition gouvernementale en 2000, les chrétiens-démocrates ont un poids croissant dans la vie politique slovaque.
Ils détiennent trois ministères clés : l'Éducation, la Justice et les Affaires intérieures. Le parti représente la troisième force politique du pays. En 2000, un traité avec le Vatican a été signé. Aujourd'hui, les cours de religion sont autorisés dans les écoles publiques. En 2002, à l'initiative des chrétiens-démocrates, une déclaration de souveraineté par rapport à l'Union européenne, sur les questions d'ordre éthique et culturel, a été adoptée par le gouvernement slovaque. Florilège dans la presse slovaque (extraits d'articles du quotidien Praca) Jan Carnogursky, ministre de la Justice et leader du parti chrétien-démocrate en Slovaquie (18 août 2000) : "Que ce soit bien clair… Tant que je serai ministre de la Justice de ce pays, les unions homosexuelles ne seront pas reconnues." Alojz Rakus, membre du Parlement et président de la Société slovaque de psychiatrie (18 août 2000) : "Alojz Rakus ne soutient aucun des arguments en faveur de la légalisation des unions homosexuelles, car il considère que l'homosexualité est une maladie mentale qui peut se soigner." Eva Slavkovska, ministre de l'Éducation (9 juin 2006) : "Selon le Parti national slovaque, l'emploi de professeurs homosexuels pourrait avoir une influence négative, qu'elle soit morale ou émotionnelle, sur le bon développement des enfants. Les nationalistes pensent donc que l'amendement de la loi sur l'État et le service public est scandaleux. Eva Slavkovska a souligné le fait qu'avec un tel amendement, les écoles pourraient employer n'importe quelle personne souffrant de pathologie mentale, comme les pédophiles ou les nécrophiles." Lire aussi le témoignage de Paula, activiste lesbienne slovaque.











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