L'affaire de trois homosexuels présumés renvoyée au 5 décembre
Le juge a refusé de s'exprimer sur la demande d'annulation de procédure de Me Alice Nkom, qui plaidait le vice de forme.
La juge en charge du dossier de trois homosexuels présumés arrêtés le 30 août à Douala (lire Quotidien du 26 octobre) n'a pas statué, "comme l'exigent les règles de droit commun", sur la demande d'annulation de procédure faite le 7 novembre par l'avocate Alice Nkom. L'association Alternatives-Cameroun explique que la magistrate a préféré renvoyer l'affaire au 5 décembre pour comparution des témoins. Me Nkom avait pourtant fait valoir qu'il y avait vice de forme puisque ses clients sont détenus alors qu'ils n'ont pas été surpris en "flagrant délit d'homosexualité", ce qui constitue une infraction de l'article 12 du code pénal. La présidente de l'Association de défense de l'homosexualité a également soulevé la violation de l'article 118, alinéa 2, qui stipule que "toute personne ayant une résidence connue peut, sauf cas de crime ou de délit flagrant et s'il existe contre elle des indices graves et concordants, faire l'objet d'une mesure de garde à vue". À noter que, lors d'une visite aux six homosexuels présumés incarcérés à la prison de New-Bell, Alternatives Cameroun a pris connaissance des "mauvais traitements dont ils sont victimes", tels que des "menaces verbales et corporelles, du chantage, du harcèlement sexuel". L'association, qui leur a apporté un peu d'argent, rapporte que l'un des hommes "présentait encore des séquelles d'une agression subie d'un autre prisonnier qui "ne supporterait pas des pédés dans sa cellule". Un autre souffrirait de la fièvre jaune.











