L'action pour la trans assassinée entendue par le gouvernement portugais
Les assassins de Gisberta devraient finalement être jugés pour meurtre, et non comme pour une simple agression.
Au lendemain du rassemblement dans toute l'Europe, et notamment à Paris et à Strasbourg, pour Gisberta, transsexuelle assassinée en février, le gouvernement portugais a adressé une lettre aux associations trans locales pour revenir sur sa position. Les jeunes meurtriers de Gisberta devraient bien être jugés pour assassinat, et non pour une simple agression comme annoncé précédemment (lire Quotidien du 6 juin). La mobilisation était forte hier, jeudi 8 juin, à Paris puisque 50 à 70 personnes étaient rassemblées devant le consulat portugais, aux cris de "Gisberta tuée par la transphobie, assassinée par le silence de l'État". "Nous avons été reçus par le vice-consul, mais il ne s'est engagé sur rien", regrette Pascale Ourbih, membre d'Act Up-Paris et du collectif Existrans. Elle s'apprête désormais à lui réclamer une date rapide pour le jugement. "L'assassinat de Gisberta symbolise tous les autres meurtres et agressions de trans, tous les jours et partout, qui restent sous silence, rappelle Pascale Ourbih. Les gens pensent encore qu'à cause de leur différence, les trans méritent qu'on les assassine."











