La protection des homos peut-être menacée par la nouvelle Constitution
Le texte, initié par les militaires au pouvoir, supprime la protection des homos et des trans vis-à-vis des discriminations.
Alors que la Thaïlande était jusqu'ici un modèle d'ouverture et de tolérance vis-à-vis de l'homosexualité en Asie, sa nouvelle constitution pourrait marquer un retour en arrière pour les LGBT. Ce nouveau texte, dont une première version vient d'être votée par l'Assemblée nationale sous l'impulsion de la junte militaire qui est au pouvoir depuis le coup d'État de septembre 2006 (lire Quotidien du 9 septembre 2006), exclut les homos, ainsi que les transsexuels, du chapitre de la protection des droits des citoyens contre les discriminations. À l'inverse de la Constitution actuellement en vigueur, qui protège les minorités sexuelles. Une version définitive de ce nouveau texte doit être présenté en seconde lecture au plus tard le 6 juillet à l'Assemblée, avant d'être soumise à un référendum le 29 août prochain. Si ce nouveau texte est adopté, il n'y aura plus aucune possibilité juridique pour les gays de se défendre en cas de discrimination liée à leur orientation sexuelle. Seuls 23 des 79 députés que compte l'Assemblée ont tenté, sans succès, d'intégrer une protection pour eux dans la nouvelle Constitution. L'un des députés de la junte militaire avait même déclaré que protéger les minorités sexuelles affaiblirait la société thaïlandaise.

















