La justice valide une plainte contre la loi anti-homosexuels dans l'armée
Une cour d'appel fédérale a rétabli cette plainte contre le "Don't ask, don't tell".
Une cour d'appel fédérale a rétabli hier, le 21 mai, une plainte contre la légalité de la loi anti-homosexuels dans l'armée américaine, estimant pour la première fois que le Pentagone devait justifier cette intrusion dans la sphère privée de ses employés. Jusqu'à présent, la justice avait toujours rejeté sans les examiner les recours contre la loi surnommée "Don't ask, don't tell" ("Ne rien demander, ne rien dire"), adoptée en 1993, qui tolère les homosexuels au sein de l'armée à condition qu'ils cachent leur orientation sexuelle. Margaret Witt, renvoyée après vingt ans de services parce qu'elle vivait avec une femme, a porté plainte en 2006 contre l'armée de l'Air en dénonçant une atteinte à sa vie privée contraire à la Constitution. Le juge de première instance avait estimé que la plainte n'était pas valide, mais les trois juges d'appel chargés de l'affaire l'ont rétablie, s'appuyant sur une décision de la Cour suprême des États-Unis en 2003 qui avait invalidé une loi contre la sodomie entre adultes.











