La crise du gouvernement Prodi compromet l'union civile
Le départ de Clemente Mastella de la coalition de centre-gauche pourrait enterrer le projet de loi sur l'union des couples homos.
Le ministre italien de la Justice, Clemente Mastella (photo), a confirmé hier, jeudi 17 janvier, sa démission du gouvernement italien, après que son épouse et lui-même ont été mis en cause dans une affaire de trafic d'influence. Le départ de la coalition gouvernementale de centre-gauche de l'Udeur, sa formation centriste d'inspiration démocrate-chrétienne (dont les trois sénateurs ont un rôle clé dans les votes au Sénat), fragilise dangereusement la majorité de Romano Prodi. Celui-ci marchait sur une corde raide depuis son retour au pouvoir, il y a vingt mois. "Nous ne donnerons pas notre appui comme avant, lorsque le compromis était la règle pour tenir ensemble tous les partis de l'union, a déclaré M. Mastella. Nous serons respectueux du programme électoral mais avec nos valeurs concernant l'Église, les unions de fait, la politique étrangère." Une affirmation qui signe aussi le probable enterrement définitif du projet de loi sur la reconnaissance juridique des unions libres, hétérosexuelles ou homosexuelles, pourtant inscrite au programme électoral de la coalition et qui devrait être discuté très bientôt (lire Quotidien du 5 décembre 2007).




















