L'Argentine, plus ouverte que les États-Unis?
Un couple gay veut s'installer en Argentine pour échapper au "fascisme" américain.
Deux gays new-yorkais et leurs deux enfants conçus grâce à une mère porteuse ont affirmé cette semaine à Buenos Aires avoir l'intention de s'installer en Argentine pour échapper au "fascisme" des États-Unis. "À moins qu'ils ne réagissent, les États-Unis se dirigent totalement vers le fascisme. Et donc, nous cherchons où nous pouvons vivre", a déclaré cette semaine à la presse Martin Farach-Colon, un Argentin de 41 ans, dont la famille s'est paradoxalement réfugiée aux États-Unis il y a 40 ans pour échapper à la dictature de Juan Carlos Ongania (1966-69). Aujourd'hui marié légalement avec Andrew, un journaliste américain, Martin a raconté son histoire lors d'une conférence de presse au siège de la Communauté homosexuelle argentine (CHA), ses deux enfants sur les genoux. Les deux hommes, mariés à Toronto, au Canada, sont tous les deux légalement reconnus comme parents des enfants. Il y a un mois, la famille Farach-Colon est arrivée à Buenos Aires depuis New York à la recherche d'une ville où s'installer. Les enfants vont à l'école à Belgrano, un quartier résidentiel de la capitale argentine, où tout se passe très bien, assure Martin, après le refus d'une première école. En Argentine, "nous avons les mêmes droits que les autres parents, parce que nous sommes venus avec les actes de naissance: ce sont nos enfants", a affirmé Martin. Buenos Aires est, depuis décembre 2002, la seule ville d'Amérique latine à autoriser l'union civile entre homosexuels. (avec AFP)

















