L'Allemagne commémore l'autodafé nazi et s'engage contre les discriminations
À Berlin, une exposition sur le scientifique Magnus Hirschfeld insiste sur la persécution des homosexuels par les nazis.
Une série d'événements a marqué, la semaine dernière, à Berlin, le 75e anniversaire de l'autodafé nazi du 10 mai 1933, mettant l'accent sur la persécution des homosexuels, qui figuraient parmi les premiers visés par les nazis lorsqu'ils ont lancé leur opération de destruction des livres dits "déviants". L'exposition "Sex brennt" ("Le Sexe brûle") a été inaugurée au Musée de l'histoire médicale. Elle retrace le combat du scientifique homosexuel Magnus Hirschfeld et son exil forcé en Suisse, puis en France, où il est décédé en 1935. Des écrits et des objets intimes du fondateur de l'Institut de sexologie de Berlin, de même que les contributions récentes de scientifiques et d'artistes, y sont visibles jusqu'au 14 septembre. En baptisant le quai Magnus-Hirschfeld à Berlin (lire Quotidien du 6 mai), la ministre fédérale de la Justice, Brigitte Zypries, a également rappelé que "le saccage de son Institut de sexologie, il y a exactement 75 ans, avait marqué le début d'une persécution sanglante des gays et des lesbiennes". Au-delà de la décriminalisation de l'homosexualité, obtenue en 1969 en Allemagne, la ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre "le combat". Elle s'est engagée à œuvrer en faveur "l'égalité devant la loi" des homosexuels avec les hétérosexuels.











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