Klaus Wowereit critiqué pour un message adressé à une fête SM
Le maire de Berlin met en avant l'esprit de liberté de sa ville.
Klaus Wowereit, le maire ouvertement gay de Berlin, qui a signé un mot d'accueil pour un rendez-vous SM et fétichiste, a répondu ce matin, mardi 30 août, aux critiques de l'opposition conservatrice en louant l'esprit de liberté de sa ville. "Berlin est une ville ouverte sur le monde, a-t-il dit au quotidien à grand tirage Bild. C'est certain, c'est là un milieu excentrique, mais c'est aussi ça Berlin. Et aussi longtemps que rien d'interdit ne s'y passe, j'attends de la tolérance." Le social-démocrate Klaus Wowereit a signé le mot d'accueil figurant sur le programme officiel de la soirée "Perverts Folsom Europe", dont la couverture représente un homme affublé d'un masque à gaz et d'un slip en cuir, les mains enchaînées à un urinoir. Ce week-end, 15.000 adeptes du cuir, latex et autres sont attendus dans la capitale allemande, sur le modèle des rendez-vous de Folsom Street de San Francisco. "Le premier week-end de septembre est entièrement sous le signe de la joie de vivre à l'état pur, y écrit le maire. Nous sommes fiers que que des gens d'origines et mœurs diverses se sentent bien dans la ville et fassent la fête ensemble." Affirmant qu'il doit signer une cinquantaine de mots d'accueil par mois qu'il ne rédige la plupart du temps pas lui-même, le maire a ajouté dans les colonnes de Bild: "Je ne sais pas si j'ai vu le texte. Mais j'approuve son contenu." Pour le chef du goupe conservateur au conseil de la ville-État (gouvernée par les sociaux-démocrates et les néo-communistes), Nicolas Zimmer, "il n'est pas digne de la fonction (de M. Wowereit) de faire la promotion d'une telle manifestation". "Wowereit n'est pas tolérant, mais décadent", selon un autre dirigeant de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de Berlin, Michael Braun. Le quotidien berlinois Tagesspiegel (centre-gauche) critique aussi le maire, estimant que le problème ne réside pas dans les "pratiques consentantes entre adultes": "c'est seulement qu'il ne s'agit pas dans cette foire de la sphère privée, il s'agit de la propagation, de la commercialisation et de la radicalisation de la violence sexuelle". (avec AFP)




















