Interview des co-organisatrices du Work on Flesh, Nicole et Andromak
La 3è édition du Work on Flesh Festival s'est déroulée du 23 au 24 juin dernier, à L'opus Café, au bord du Canal Saint-Martin. Un rendez-vous incontournable pour les tatouées d'Europe et leurs aficionadas… Reportage chez les camées du body art.
Quel est le principe du Work on Flesh Festival?
Nicole: Nous oeuvrons pour la visibilité des artistes femmes dans le milieu Tatoo. En même temps, nous voulons faire découvrir cette culture aux non-initiés. Après le concept des gay-friendlys, on lance le concept des tatoos-friendlys: Hétéros, lesbiens, homos, tatoués, non-tatoués tout le monde est le bienvenu à notre festival. Et ça marche!
Avez-vous rencontré des problèmes pour organiser la manifestation?Andromak: A la base, on avait prévu de refaire ça à la Flèche d'Or, le dernier week-end de mai. Mais au final, la date a été annulée et on a décidé de changer de lieu. Du coup la plupart des tatoueuses venant de l'étranger ont dû décommander. Résultat, à part une japonaise et une américaine, toutes les tatoueuses que nous recevons cette année sont françaises.
Comment le festival a-t-il évolué depuis sa création, il y a trois ans ?
Andromak: La première année, on a organisé ça à l'arrache en trois mois. Avec cinq tatoueuses dans le sous-sol du Buveur de Lune et un public confidentiel. L'an dernier, on avait réussi à faire venir des tatoueuses de toute l'Europe et plus de 2500 visiteurs à la Flèche d'Or. Cette année, on a beaucoup misé sur la programmation. Du coup, l'entrée devient payante.
Justement, comment vous avez fait votre programmation ?
Andromak: On fonctionne aux coups de cœur. Par exemple, j'ai contacté Les Mèches Anglaises par le biais de Myspace, après les avoir vu en live à la Java. Pour les projections de Maria Beatty, c'est un vieux rêve que je réalise, enfin! Ça faisait trois ans que j'essayais d'obtenir son accord. Après, il y a les groupes comme les Kisses qui sont avec nous depuis le début.
Mais ce sont toutes des lesbiennes, non?
Nicole: (rires). Les trois quarts des tatoueuses et des artistes qu'on a invités ne sont pas sélectionnées par rapport à leur sexualité mais par rapport à leurs talents.











