Incarcération de six homos présumés: libération à nouveau refusée
À l'occasion de la visite du président camerounais en France, l'Inter-LGBT demande à Nicolas Sarkozy d'interpeller son homologue.
À la veille de la visite d'État du président camerounais Paul Biya (photo), vendredi 26 octobre, l'Inter-LGBT appelle Nicolas Sarkozy à interpeller son homologue sur "les victimes des abus et des discriminations quel qu'en soit le fondement, qu'il s'agisse de motifs religieux, ethniques, sexuels ou professionnels", dans un fax envoyé aujourd'hui à l'Élysée.
La situation des homosexuels au Cameroun est à nouveau aggravée, hier, avec la décision de la Cour d'appel du Wouri de refuser la demande de mise en liberté de six homosexuels présumés. "Le ministère public ne motive pas ce rejet par des éléments de droits, malgré les arguments présentés par notre avocate, Alice Nkom" annonce l'association Alternatives-Cameroun, qui se prépare à se pourvoir en cassation. Le tribunal de Grande Instance de Bonanjo-Douala avait déjà décidé de leur maintien en détention (lire Quotidien du 27 septembre). Le groupe d'homos présumés reste donc en détention, sans avoir été condamné. Il aurait subi des maltraitances, un risque qu'encourent également cinq autres homosexuels présumés, arrêtés récemment à Douala et Yaoundé.
Reste donc la voie de la diplomatie française. L'Inter-LGBT rappelle que le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, s'était abstenu de parler de la situation des homos camerounais lors de la dernière visite de Paul Biya, en août 2006.











