Human Rights Watch demande la libération de six homosexuels présumés
L'organisation américaine des droits de l'homme appelle le Maroc à "ouvrir la voie de la dépénalisation de l'homosexualité".
"La condamnation à des peines de prison pour six Marocains accusés d'"homosexualité" doit être abandonnée et les condamnés libérés", plaide l'organisation américaine des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué daté du 12 décembre. Lundi dernier, le tribunal de première instance de Ksar el-Kébir (Nord) les avait condamnés à des peines allant de 4 à 10 mois de prison pour avoir participé à une fête privée qualifiée de "mariage gay" (lire Quotidien du 12 décembre). S'appuyant sur les dires de l'avocat du principal accusé, la directrice de HRW pour la région Moyen-Orient Afrique du Nord dénonce un verdict rendu "sans preuve". Sarah Leah Whitson estime par ailleurs que si le royaume chérifien "aspire réellement à devenir un modèle pour la région en matière de droits de l'homme, il doit ouvrir la voie de la dépénalisation de l'homosexualité", actuellement passible de trois ans de prison. Avant le procès, HRW avait écrit au ministre marocain de la Justice, Abdelouahed Radi, pour que les accusés soient libérés et protégés des manifestations hostiles de la foule.

















