Feu vert pour la gay pride de Jérusalem… et pour une anti-gay pride
La police a autorisé ces deux manifestations, quelques jours après la gay pride de Tel Aviv.
La police a donné son accord final hier soir, mardi 13 juin, à l'organisation de la gay pride prévue à Jérusalem jeudi prochain, le 21 juin. Mais elle a aussi autorisé des ultraorthodoxes à manifester quatre jours auparavant, le dimanche 17 juin, comme elle l'avait permis à l'extrême-droite de manifester en marge de la dernière gay pride de Tel Aviv le 8 juin dernier. Hier également, quelques centaines d'ultraorthodoxes manifestaient violemment contre la tenue de la gay pride, en brûlant des poubelles et en lançant des pierres vers des policiers. Ce matin, Saar Netanel, membre ouvertement gay du conseil municipal de Jérusalem, a déposé une plainte à la police pour menaces de mort. Par ailleurs, hier, l'ancien premier ministre Shimon Peres a été élu président d'Israël. Une figure, certes, connue et respectée dans le monde entier, mais qui s'est déjà exprimé contre la tenue de la gay pride dans la Ville sainte. Les médias israéliens ont même spéculé sur le fait que les partis religieux auraient soutenu sa candidature à condition que son parti, Kadima, vote en lecture préliminaire le texte de loi autorisant les mairies à interdire la gay pride (lire Quotidien du 7 juin).











