Dix personnes auraient disparu
L'association Iraqi LGBT dénonce l'arrestation et la disparition de sept gays et de trois transgenres.
Selon l'association en exil Iraqi LBGT, sept gays auraient été arrêtés récemment par la police (photo) à Kerbala, Nadjaf, Bassorah et Ammara et aucune information sur leur sort n'a filtré depuis le 2 décembre. Ali Hili, le fondateur de l'association, les considère comme morts. Il dénonce l'impunité dont jouit en Irak le ministère de l'Intérieur, qui a laissé les escadrons de la milice Badr infiltrer ses corps de police, malgré les protestations de l'Onu et des États-Unis. Par ailleurs, trois personnes transgenres ont également disparu au mois de décembre dernier, dans différentes régions du pays. L'association s'est procuré, en soudoyant un agent de police, une vidéo, sur laquelle on peut voir l'un des travestis insulté et humilié par les fonctionnaires. Ce film a été réalisé par ces derniers, pour leur propre plaisir, peu après l'arrestation. Prénommé Ali, ce transgenre était, jusqu'au mois de décembre dernier, caché dans l'une des trois maisons d'Iraqi LGBT, qui a dû les fermer faute de moyens (lire Quotidien du 29 octobre 2007).
Ali Hili est l'un des informateurs du réseau d'aide des minorités sexuelles, grâce auxquels Têtu peut rendre publiques les informations sur les persécutions. Iraqi LGBT demande la libération d'Ali, mais craint qu'il n'ait déjà été assassiné. Ali Hili a estimé à 400 le nombre de personnes assassinées depuis le début de l'invasion américaine en raison de leur identité sexuelle ou de leur statut sérologique.
Photo: DR.























