Des psychologues pour écarter les séminaristes gays
"Trop d'inaptitudes psychiques ne se manifestent qu'après l'ordination sacerdotale", note un document de l'Église.
Le Vatican a entériné pour la première fois jeudi le recours éventuel à des psychologues pour déterminer si les candidats à la prêtrise sont aptes au sacerdoce et écarter ceux qui présenteraient de graves signes d'"immaturité", notamment en matière d'orientation sexuelle.
Un document en préparation depuis plus de six ans et intitulé Orientations pour l'utilisation de la psychologie dans l'admission et la formation des candidats au sacerdoce a été rendu public jeudi par la Congrégation pour l'éducation catholique.
Le document formellement approuvé par le pape Benoît XVI rappelle que "les erreurs de discernement des vocations ne sont pas rares" et que "trop d'inaptitudes psychiques, plus ou moins pathologiques, ne se manifestent qu'après l'ordination sacerdotale".
Il estime que "le recours à des psychologues peut être utile dans certains cas" et avec consentement du candidat. Ils peuvent offrir un "avis sur le diagnostic et la thérapie éventuelle des perturbations psychiques".
Pour le Vatican, parmi les "graves (signes) d'immaturité" que les psychologues peuvent aider à déceler figurent les "fortes dépendances affectives", une "rigidité excessive de caractère", une "identité sexuelle incertaine" et des "tendances homosexuelles fortement enracinées".
L'Église catholique a été éclaboussée dans plusieurs pays par des scandales sexuels comme celui qui a conduit en août 2004 en Autriche à la fermeture d'un séminaire transformé en lieu de débauches homosexuelles. Elle a également été touchée par de nombreux scandales découlant des révélations ces dernières années sur des agressions pédophiles par des prêtres aux États-Unis, en Amérique latine et dans plusieurs pays d'Europe.











