Cinq hommes ont été pendus pour "actes indécents"
Douze personnes ont été exécutées cette semaine. Les condamnations internationales sont peu nombreuses.
Cinq hommes ont été pendus en public, mercredi 1er août à Machhad, deuxième ville d'Iran, pour des crimes aussi divers que le viol, l'enlèvement, le vol ou des "actes indécents", selon une traduction peu claire faite par l'AFP de l'Agence iranienne Irna. Dix personnes au total avaient été exécutées ce jour-là, apportant une nouvelle preuve que l'Iran poursuit sa politique de répression des mœurs. Sur les images retransmises par la télévision iranienne, ont voit les cinq hommes monter sur un camion. Une fois la corde mise à leur cou, le camion a démarré. Le lendemain, deux journalistes kurdes ont également été exécutés, cette fois à Téhéran. À l'instar de la France (lire article du 26 juillet), l'Italie a fait part, mercredi 2 août, de sa "forte inquiétude" et a convoqué le responsable adjoint de mission de l'ambassade d'Iran à Rome. Le ministère italien des Affaires étrangères déplore "la référence également faite aux accusations d'homosexualité qui figurent parmis les chefs d'inculpation" des personnes ayant été pendues. À l'issue de la manifestation parisienne sur ce thème (lire article du 31 juillet), une délégation de soutien aux homosexuels iraniens s'était rendue à l'ambassade de la République islamique d'Iran et a déposé une lettre à l'intention de l'ambassadeur. Cosignée ensuite par une dizaine d'organisations, la lettre a été adressée aux membres du gouvernement français, dont Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et Rama Yade, secrétaire d'État aux Droits de l'Homme, leur demandant d'interpeller sans délai les autorités iraniennes.























