Célébration de la 10e Journée internationale du souvenir trans
Des associations dénoncent les actes transphobes, qui se traduisent par des agressions, parfois mortelles.
Depuis 1998 et l'assassinat de Rita Hester à Boston, le T-DOR (Trans' Day of Remembrance), la journée de commémoration des victimes de transphobie. Elle a eu lieu hier, 20 novembre, dans plusieurs pays dont la France, où l'association C'est pas mon genre! a organisé, à Lille (Nord), une manifestation pour interpeller sur les violences subies par les transsexuels. À l'appel de Support Transgenre Strasbourg, cinquante personnes se sont rassemblées place Kléber à Strasbourg. Elles ont symboliquement ajouté à leur banderole les noms de victimes récentes de la transphobie, lu solidairement le communiqué de l'association Lambdaistanbul à propos de l'assassinat, le 10 novembre à Ankara, de Dilek Ince, et commémoré toutes les victimes de la transphobie, connues et inconnues, par un die-in au son d'une sirène. En Afrique, les statistiques font défaut dans "la majorité des pays africains", soulignent pour leur part Trans Africa Network et Gender DynamiX. Mais les agressions des transsexuels sont bel et bien réelles. Les deux associations rappellent qu'une trans au Nigeria, perpétuellement harcelée et battue, a dû fuir pour sauver sa vie. Et qu'un célèbre drag de Johannesburg, en Afrique du Sud, a été assassiné le 2 juillet dernier. Pour prévenir de tels drames, C'est pas mon genre! explique "que la liberté d'être soi n'est pas exclusivement réservée aux personnes issues des constructions sociales binaires femme/homme érigées sur les deux seuls sexes anatomiques reconnus femelle et mâle; elle appartient à chacun, et chacun doit pouvoir jouir de ce droit fondamental". Un message que transmettent également Trans Africa Network et Gender DynamiX, qui appellent à la sensibilisation, à la condamnation des violences transphobes et à la protection des personnes transsexuelles.

















