Armée: Colin Powell pour la fin du "Don't ask, don't tell"
L'ancien chef d'état-major des armées estime que la politique contraignant les homos au placard a fait son temps.
Il est temps de remettre en question la politique du "Don't ask, don't tell" (ne rien demander, ne rien dévoiler) dans l'armée américaine, a affirmé le général Colin Powell (photo), l'ancien chef d'état-major des armées et secrétaire d'État de George Bush. Dans une interview sur CNN, il a estimé que cette position de l'armée, selon laquelle les gays et les lesbiennes sont tolérés dans l'armée des États-Unis tant qu'ils gardent le plus parfait silence sur leur sexualité, avait vécu.
"On devrait la reconsidérer, a-t-il déclaré au journaliste Fareed Zakaria. Cela fait quinze ans que nous avons adopté le "Don't ask, don't tell" (sous l'ère Clinton, NDLR). Je ne voulais pas que cela devienne une loi, mais c'est devenu une loi. Le Congrès y tenait beaucoup. Mais cela fait quinze ans et les mentalités ont changé, et je pense qu'il est temps que le Congrès, puisque c'est sa loi, la remette en question et je suis sûr que c'est ce que le président élu Obama voudra faire."
Voir la vidéo:
Quinze jours avant la dernière élection présidentielle américaine, Colin Powell a apporté son soutien au candidat démocrate Barack Obama.
Dans son programme pour les LGBT qui a suivi son élection (lire article du 19 novembre), le président élu Obama a soutenu le projet de loi visant à abroger le "Don't Ask, don't Tell".
Photo: CNN.











