Angers: Plus de 1000 manifestants à la Marche des fiertés
Première fois que l'on voit autant de monde dans une Marche des fiertés angevine. Récit de la journée du 5 mai dernier.
En ce samedi ensoleillé, les organisateurs de cette Marche des fiertés, première de celles prévues dans toute l'hexagone, ont enregistré au bas mot plus de 1000 manifestants dans les rues de la préfecture du Maine-et-Loire. "1100 pour être très précis", souligne en rigolant Franck-Karl, trésorier de Quazar, autorité coordinatrice de cette huitième pride angevine. Une participation expliquée entre autre "par un week-end électoral", où les socialistes et autres Verts ont fait le déplacement, élus compris. Quoi qu'il en soit, c'est avec une heure de retard sur l'horaire prévu – "le groupe électrogène du char de tête a lâché, nous sommes partis en louer un autre en catastrophe", explique Jean-Pierre Chéron, le président de Quazar – que le cortège a quitté "le village gay", place François Mitterrand. Avec pour mot d'ordre "Égalité!", en cette veille de deuxième tour, on en vient indubitablement à poser la question: "Vous appelez à voter pour quel candidat?" "Pas de consigne, répond Jean-Pierre Chéron, même si certains trouvent dommage que Quazar n'appelle pas à se prononcer pour un candidat." Pour Ségolène Royal pourrait-on penser naturellement… Que nenni! "Vais-je voter Sarkozy ? s'interroge un membre de Quazar. Je ne suis pas décidé à 100%." Gêné aux entournures par "le côté communautariste, même si économiquement, je me sens en phase avec ses idées". De toute façon, pour clore le sujet, il vous adresse avec un large sourire: "tu sais, y a de tout chez Quazar!". Visiblement, ce n'est pas l'avis de l'animateur de la pride, par ailleurs responsable de la Coordination interpride de France. Place du ralliement, juste avant la minute de silence "dédié aux victimes de l'homophobie", il prend "acte du positionnement de Ségolène Royal" sur les questions LGBT pour mieux fustiger Nicolas Sarkozy. Pour la neutralité "souhaitée" par Quazar, c'est râpé! Ce qui n'est pas pour déplaire à certains. À l'image de Laurent, même si celui-ci constate que les manifestants dénoncent avec mollesse les idées de Nicolas Sarkozy: "la plupart des gens pensent que c'est grillé. Mais, défiler, c'est aussi une façon de dire que la rue et le monde des associations seront là demain, comme contre-pouvoir." En attendant, les plus jeunes se déhanchent toujours autant sur les chars et trois illuminés de Dieu diffusent en catimini leur prose homophobe…

















