19 personnes blessées lors de la gay pride
Samedi, pour la deuxième année consécutive, les anti-gays ont attaqué les marcheurs. Le Premier ministre appelle à "l'autodéfense nationale".
Des centaines d'anti-gays ont lancé pierres, cocktails Molotov, bouteilles, œufs et insultes en tout genre sur les 450 personnes qui se sont rendues à la gay pride de Budapest (voir le reportage de la BBC), le samedi 5 juillet dernier. Pour la deuxième année consécutive, la police de la capitale hongroise a été incapable de protéger les marcheurs et plusieurs policiers ont eux-mêmes été blessés. Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser la foule, et 57 personnes ont été interpellées (photo). Les anti-gays ont attaqué la voiture de police dans laquelle s'était réfugiée la députée européenne socialiste Katalin Lévai, qui, comme le leader libéral hongrois Gábor Horn, était venue soutenir les homosexuels. Aucun des deux n'a été blessé.
Le lendemain, le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsány a appelé à une "autodéfense nationale" contre l'extrêmisme et l'intolérance, ainsi qu'à la réunion d'une "assemblée" sur ce sujet le 6 septembre prochain. Il a demandé aux Hongrois et à la classe politique de réagir face à l'extrémisme et à l'intolérance. "Si cela continue dans cette veine, a-t-il dit, alors nous auront tous peur de sortir dans la rue, et pas seulement les gens dont la liberté a été empiétée hier. Ce n'est pas l'affaire de la police, des homosexuels, des Juifs ou des Roms, mais de nous tous." La gay pride de Budapest est la quatrième manifestation attaquée cette année par des extrémistes en Europe, après celles de Moscou (Russie), de Sofia (Bulgarie) et de Brno (République tchèque). Les violences font baisser le nombre de participants aux marches. En effet, si 2.000 personnes avaient manifesté l'année dernière à Budapest, ils n'étaient plus que 450 cette année.











