À New York, les militants homosexuels ont les yeux tournés vers le Vermont
Dans le Vermont, État rural du nord-est des États-Unis, les militants ont obtenu le droit au mariage par voie législative, et non judiciaire. Or c'est par la même voie que les New-Yorkais espèrent obtenir le même droit à l'égalité.
La légalisation cette semaine des unions homosexuelles par l'État rural du Vermont (nord-est des États-Unis) a encouragé les militants gays de New York, qui espèrent obtenir les mêmes droits.
Le Vermont est devenu mardi le quatrième État américain à légaliser le mariage entre personnes du même sexe par un vote des deux chambres du parlement passant outre un veto du gouverneur de l'État.
«Très optimistes»
À la suite de ces exemples, «nous sommes très optimistes concernant l'adoption d'une loi reconnaissant l'égalité devant le mariage à New York», a réagi Roberta Sklar, une militante reconnue des droits des gays et lesbiennes aux États-Unis.
Dans le Massachusetts (nord-est), le Connecticut (nord-est) et l'Iowa (centre), la légalisation du mariage homosexuel a été obtenue par décision de justice alors qu'elle a été d'origine législative dans le Vermont. C'est par cette voie également que les militants new-yorkais des droits des homosexuels comptent l'obtenir. Les parlements des États du New Jersey (est), du Maine et du New Hampshire (nord-est) étudient des projets de loi similaires.
«Nous pouvons nous marier dans l'Iowa, nous pouvons nous marier dans le Vermont, nous pouvons nous marier dans le Massachusetts, nous pouvons nous marier dans le Connecticut… Je pense qu'il est temps que je me marie à New York», a réagi sur la chaîne de télévision Capital News 9 Daniel O'Donnell, premier membre du parlement de l'État de New York ouvertement homosexuel.
Opposition du Sénat
La chambre des représentants de l'État a adopté l'an dernier un texte légalisant ces unions, qui a obtenu le soutien du gouverneur David Paterson mais a buté sur l'opposition du Sénat. Le leader de la majorité démocrate au Sénat de New York, Malcolm Smith, «a soutenu et continuera de soutenir l'égalité devant le mariage», mais «à l'heure actuelle, il ne pense pas disposer du nombre suffisant de voix au Sénat pour adopter la loi», a expliqué son porte-parole Austin Shafran.
Selon un sondage de l'université Quinnipiac publié mardi, seuls 41% des électeurs de l'Etat de New York sont favorables à la légalisation du mariage gay, 33% préférant l'union civile et 19% s'opposant aux unions entre personnes du même sexe.
«En étant réaliste, je pense que nous ne sommes pas loin d'obenir les voix» permettant de faire passer la loi, estime cependant Roberta Sklar. «Les obstacles sont ceux auxquels nous nous sommes toujours heurtés: des réactions homophobes, et je ne serais pas surprise de voir arriver des organisations opposées aux droits des gays et lesbiennes dans l'État de New York pour faire pression contre nous.»
L'Organisation nationale pour le mariage (National Organization for Marriage) a fait part de sa «tristesse» après la décision du parlement du Vermont. Elle a annoncé mercredi le lancement d'une campagne de communication pour «mettre en avant le fait que le mariage entre personnes du même sexe sape les droits civils de ceux qui croient en la simple vérité selon laquelle le mariage est l'union d'un homme et d'une femme».
En Californie (ouest), la Cour suprême avait ouvert la voie aux unions légales entre personnes du même sexe en mai 2008, en annulant un article du code civil jugé discriminatoire. Mais les opposants à ces mariages avaient réussi à convoquer un référendum pour inscrire leur interdiction dans la Constitution de l'Etat. Ce texte a été approuvé par 52,1% des voix le 4 novembre dernier.
Par Luis Torres de la Llosa (AFP). Photos: DR.











LES CHAÃŽNES 














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De NémoGizmo
bien, on y croit.
pour New-York, d'où Hilary Clinton est élue, ce serait un beau symbole qui effacerait -en partie- le vote détestable contre le mariage (prop.8) en Californie en nov.2008...
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De Sarkolusconi
On attend toujours le résultat des délibérations de la Cour Suprême de Californie, qui doit statuer sur la constitutionnalité de la proposition 8.
Résultat début juin, a priori.
On croise les doigts... sans trop rêver quand même !