Votre ville est-elle gay-friendly? Participez au sondage TÊTUE
A vous de juger si la grande ville où vous vivez ou que vous fréquentez est accueillante pour les lesbiennes et les gays. Donnez-nous votre avis et élisez la ville la plus gay-friendly.

On ne vit pas de la même façon son homosexualité partout en France, c'est un fait. Bien sûr, il y a d'abord la personnalité de chacun. Mais il y a aussi, selon les régions, des ambiances plus ou moins ouvertes à la visibilité des lesbiennes et des gays. Beaucoup de facteurs interviennent: l'histoire, les mentalités, mais aussi la politique municipale, la vitalité du tissu associatif ou d'autres éléments peut-être plus subjectifs.
Tout n'est pas non plus figé dans le temps: des villes autrefois réputées froides et fermées deviennent de nouveaux havres pour les homos, tandis que d'autres prennent le chemin inverse. La visibilité lesbienne peut rester faible dans certaines villes alors que celle des gays est plus développée, ou l'inverse. Il y a trois ans, la rédaction du magazine TÊTU avait tenté un classement des villes gay-friendly, avec toute une série de critères. Lyon, Montpellier et Lille étaient arrivées en tête du palmarès.
Votre ressenti en tant que lesbienne
A l'époque, nous avions écarté Paris, non pas parce qu'elle aurait été forcément première (cela resterait à démontrer), mais parce que la capitale concentre tellement de choses qu'il était difficile de la comparer, même avec une grande capitale régionale.
Cette année, nous faisons appel à vous: à vous de juger la ville où vous vivez ou que vous fréquentez. Donnez-nous votre opinion complète sur votre ressenti, en tant que lesbienne, et nous verrons au final quelle est la métropole la plus accueillante avec vous.
Ce sondage ne prend que quelques minutes, alors n'hésitez pas, nous avons besoin de votre avis. Cliquez ici pour accéder au sondage.
Photo: DR.










LES CHAÃŽNES 











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De ant92100
Personnellement, je trouve que votre sondage partiel n'est pas très intéressant... Partiel parce que les villes retenues arbitrairement sont inégalement réparties : vos lecteurs bourguignons n'ont-ils pas droit de s'exprimer sur Dijon ? Pourquoi pas La Rochelle ou Poitiers ?
C'est d'autant plus dommage de n'avoir pas conçu un questionnaire "universel" qu'avec Google Map, il est facile de géolocaliser des données sur une carte : tous vos lecteurs pourraient s'exprimer sur leur ressenti et leurs conditions de vie, où qu'ils soient. Il y a parfois une vie "gay" dans des endroits reculés où il fait bon vivre, et votre étude balaye ça d'un revers de la main. Dommage.
Vous regardez la problématique et la vie des gays par le petit bout de la lorgnette du pédé urbain. Je le dis d'autant plus facilement que je suis un provincial exilé à Paris. Mais je ne dénie pas le droit à d'autres de se sentir bien dans un village d'une centaine d'habitant, où par exemple on leur aurait témoigné du soutien (cf le documentaire sur l'homosexualité récemment passé sur France2)
Enfin, aujourd'hui, la problématique des homosexuels, ce n'est justement plus de pouvoir disparaître dans l'anonymat des grandes agglomérations, ou d'y être visible au contraire quand leur instinct grégaire les pousse à fréquenter la communauté.
La VRAIE problématique, c'est comment est-on accepté dans une petite ville quand on assume son homosexualité ? Est-ce qu'on se force un peu à être différent ? Comment est-on accueilli ? Est-ce qu'on se déplace pour draguer ? Combien de kilomètres pour trouver un établissement où l'on ne risque pas de se prendre une dérouillée quand on embrasse son copain ? Est-ce que la vie sociale avec d'autres homos est possible, même en l'absence de structure ? est-ce qu'on est confronté à l'homophobie ?.
Il reste sans doute des progrès à faire partout, mais la vraie marge de progression elle se loge plutôt dans "la France profonde", les cités de moins 100.000 habitants.